L'ATTELAGE

 

    QU’EST-CE QUE L’ATTELAGE ?

  C'est l'art de conduire, un, deux, quatre chevaux ou poneys attelés à une voiture hippomobile à deux ou quatre roues, dans toutes les circonstances et dans les évolutions les plus diverses quelles que soient les difficultés, avec calme et sûreté en donnant aux chevaux une apparence brillante tout en les ménageant. Tâche difficile, car le cocher ou "meneur" ne dispose pour tout moyen de contrôle que de sa voix, des guides reliées au mors du ou des équidés et du fouet. Il s'agit donc d'être très habile dans le maniement de ces aides, c'est ce que l'on appelle "l'art du menage".            

   L'ATTELAGE CLASSIQUE (Pour la compétition, voir notre rubrique « compétition » et aussi le site de la FFE

     Nous ne prétendons pas reprendre ici tout l’historique de l’évolution de l’attelage depuis le premier « traîneau » composé de deux branches d’arbres mais seulement depuis l’apparition des premières voitures rudimentaires : des chariots d'une solidité permettant de résister aux chocs et aux secousses, car, en fait de routes, il y avait surtout des pierres et de la boue... Ces voitures étaient lourdes, munies de roues aux larges jantes et d'essieu avant fixe. On les attelait à plusieurs chevaux qui marchaient lentement.

    L 'attelage ne pût gagner en légèreté, vitesse et élégance qu'avec l'apparition de la "cheville ouvrière" et de l'avant-train pivotant, puis au XIVe siècle, avec l'amélioration de la qualité des routes. Ce fut un écossais Mac Adam, qui y contribua. Cette invention (qui porte son nom) est un mélange à base de gros graviers, qui permit d'aplanir et de durcir la chaussée. L'âge d'or de l'attelage se situe en Angleterre entre 1800 et 1850 (début de l'utilisation, du chemin de fer). Même après l'apparition de l'automobile, on continua d'atteler en Grande-Bretagne, par plaisir et tradition. Le "ménage" à l'anglaise reste encore aujourd'hui le plus classique. En France, on peut considérer qu'en raison de l'amélioration de la suspension des voitures par l'apport de ressorts à pincettes et celle tardive des routes, la grande période de l'attelage élégant se situe entre 1800 et 1914. Le règne de Napoléon III lui fit connaître son apogée.

    Après la 1ère guerre mondiale, les Français, moins traditionalistes que les Anglais, oublièrent presque complètement la traction hippomobile. Ils laissèrent ainsi se dégrader des milliers de voitures et brûlèrent souvent les harnais pour en récupérer les métaux...

    En 1970, quelques passionnés fondèrent l'Association Française d 'Attelage (AFA). Les meneurs sont des sportifs (contrairement aux apparences, il est aussi difficile, et surtout plus dangereux -on ne le dira jamais assez...- d 'atteler que de monter), sinon des cavaliers, au moins des "hommes de chevaux". Ils possèdent un goût très net pour l 'effort physique et...le bricolage !

    Ces harnais de présentation ou de travail, il faut les entretenir, les ajuster, les réparer. Quant aux voitures, pour la plupart "dénichées" dans une grange ou un pré, il est indispensable de les consolider, voire de les restaurer. Chacun s'improvise alors menuisier, peintre, tapissier...

    A tous les échelons, brillants concurrents de compétition ou simples amateurs du dimanche, tous ces meneurs en guides permettent à l'attelage de retrouver peu à peu sa vocation, pour peu qu'ils en respectent les règles. D 'abord une étroite complicité de l'homme et du cheval (la voix, avec le fouet, remplace les "jambes" du cavalier) mais aussi une image à la hauteur de celle du cheval, c'est-à-dire puissante, élégante et classique. Plaid sur les genoux, tête couverte et gants sont de rigueur!

(texte emprunté à L'ASSOCIATION RHONE-ALPES D'ATTELAGE)